Le 27 février dernier, l'émission-phare du dimanche midi sur RTL TVi, « Controverse », traitait de « l'affaire Alicia », cette petite fille bruxelloise gravement maltraitée par un ami de sa mère à qui celle-ci l'avait confiée. Le SAJ (Service d'aide à la jeunesse) de Bruxelles suivait cette situation.
L'émission fustige d'emblée le SAJ « Etait-ce prévisible? Le SAJ a-t-il souffert de dysfonctionnements? ». Ce type de traitement médiatique est typiquement celui que nous regrettons parce qu'il provoque des dégâts considérables, non seulement en termes d'image (un service qui produit un énorme travail, discret mais efficace, est mis sur la sellette sans aucune preuve), mais aussi en termes sociétaux, puisqu'il induit, par une accumulation de sophismes, une doxa très préoccupante. Cette analyse déconstruit l'émission pour en montrer les mécanismes.
Le 3 mars 2011, le Délégué Général aux Droits de l'Enfant, en association avec RTA, a lancé « En ligne directe » (www.enlignedirecte.be), une banque d'images, de sons et de textes sur l'enfance et la jeunesse en Communauté française, disponible sur l'internet, à destination des professionnels des différents secteurs et institutions qui se préoccupent des jeunes, mais aussi à destination des médias. L'objectif est, dit Bernard De Vos, de faire entendre « une autre voix dans le débat citoyen et politique à propos des enfants et de la jeunesse » : la voix des jeunes eux-mêmes, mais aussi de tous les services concernés par ces bénéficiaires.
Cette analyse se penche sur les enjeux de cette initiative et les remet en perspective, en la reconnectant aux défis qui étaient ceux des radios libres dans les années 70.
Le PAC organisait en décembre 2010 un colloque sur le thème « Images et usages de la Pauvreté - Dans les champs médiatiques, politiques, sociaux et culturels ».
L’intervention de Jean Blairon montre que les contraintes du champ médiatique ne permettent pas la prise en compte des situations de pauvreté. Il développe un triple argumentaire.
A l’occasion de son quarantième anniversaire, PAC (Présence et Action Culturelle) a mis en exergue le mot d’ordre « Imaginons ensemble l’alternative culturelle ».
S’il est une alternative culturelle primordiale qui s’est réalisée dans un joyeux capharnaüm mais surtout dans un une vraie démocratie culturelle, c’est celle des radios libres, puis, dans la foulée, des télévisions locales. Que reste-t-il aujourd’hui des engagements des débuts, et comment faire pour éviter le détournement d’héritage ?
L’émission Matin Première, diffusée sur les antennes radio de la RTBF du lundi au vendredi, a fait peau neuve, à la rentrée de septembre 2010, après un an et huit mois de fonctionnement dans la même formule. Un fléchissement d’audience a motivé cette mesure, imposant à l’émission une des lois du champ médiatique.
Matin Première, et singulièrement la séquence de l’Invité, occupe une place particulière dans ce champ médiatique. Etre invité à Matin première constitue un événement à la fois attendu, souhaité, et redouté ; celui ou celle qui passe par là, politique ou expert d’un domaine qu’il faut commenter, toujours en relation directe avec l’actualité, joue une part de sa crédibilité, voire de sa légitimité, devant le micro de Bertrand Henne. L’émission est dès lors devenue une manière d’épreuve, qui n’est pas anodine dans le débat démocratique.


