Nous avons tenté dans un précédent article de prendre la mesure des tenants et des aboutissants d'une campagne de Child Focus (invitant les enfants abusés à « chatter » avec des professionnelles de l'organisation - hors tout contrôle des services publics) en interrogeant la pertinence et les effets de cette initiative.
Child Focus vient en quelque sorte de récidiver en imaginant une campagne (affiches et clips vidéo) où deux « stars » du « X » en appellent les « spectateurs » à contribuer à stopper la pédo-pornographie sur Internet en signalant les sites concernés.
La dernière campagne de Child focus, invitant les jeunes qui sont supposés être abusés sexuellement et livrés à eux-mêmes à « chatter » avec les professionnels de la fondation, a suscité des réactions relayées par la presse. Notamment, la campagne a été critiquée par un collectif de signataires, et non des moindres, dans une carte blanche publiée par Le Soir dans son édition du 23 février « Child Focus ou le business de la peur ».
Qu'est-ce qui relie une opération « Hiver 2012 » de la RTBF, un article du soir sur les « chômeurs fraudeurs » et une interview d'Alexander De Croo à Matin Première ?
Ces trois produits médiatiques sont des balises d'une lutte d'opinion qui jalonnent le périmètre d'une réalité sociale à deux vitesses.
Après 540 jours de crise, la Belgique se dote d'un gouvernement. Au matin du 6 décembre, les chroniqueurs s'en donnent à cœur joie, traduisant en pamphlets parfois lourdement ironiques les paradoxes doux-amers de notre « cadeau de Saint-Nicolas ».
En définitive, cet accord de gouvernement est-il oui ou non équilibré ? Nous avons tenté d'apporter un recul d'analyse et de jugement propre à l'éducation permanente en proposant des balises permettant de questionner cette question de l'équilibre dans un accord au niveau du champ politique, du champ social et du champ économique.
Dans le contexte du Plan Jeunesse porté par l'actuel Gouvernement de la Communauté française, la Ministre Huytebroeck entend entre autres réformer les Conseils d'arrondissement de l'aide à la jeunesse (CAAJ) en mettant en place un processus de concertation s'étalant sur plus d'un an (d'octobre 2010 à fin 2011). Le cabinet de la Ministre a choisi de travailler en soumettant aux acteurs une « note de cadrage » comportant des « balises », de deux natures : des éléments considérés comme acquis ou des choix stratégiques déjà opérés ; des pistes proposées à la réflexion.


